LEE HARVEY OSMOND

LEE HARVEY OSMOND

LEE HARVEY OSMOND

L’été dernier, une série de vidéos étranges a commencé à circuler sur le Net. Elles ont été tournées avec des plans arrières indescriptibles autour d’Hamilton, dans l’Ontario au Canada. On y voyait un guitariste hirsute, habillé dans un costume couleur vert disco, figé sur place, tandis qu’un jeune homme hyper cinétique dansait furieusement autour de lui en mimant des gestes très expressifs et très tendances.

Les clips étaient attribués à Lee Harvey Osmond et les observateurs les plus méticuleux ont pu reconnaître Tom Wilson dans le guitariste statique. Ou peut-être pas. Tout ceux qui ont suivi Tom Wilson dans ses diverses réincarnations, depuis Junkhouse jusqu’à Blackie And The Rodeo Kings en passant par ses projets solos, pourraient être même pardonnés de ne pas l’avoir reconnu dans ce drôle d’état. Il n’est pas fréquent de le trouver immobile, où que ce soit.

On retrouve la genèse du premier album de Lee Harvey Osmond, A Quiet Evil, en novembre 2006. Une compagnie appelée Roots On The Rails organise un Festival itinérant, qui accueille des artistes et des fans dans un train sillonnant le Canada pour des haltes, la nuit, peuplées de concerts et d’interactions musicales. Un de ces voyages comprenait la présence des Blackie And The Rodeo Kings, des Cowboy Junkies et des Skydiggers. Par la suite, Tom Wilson commença à co-écrire avec Josh Finlayson, le guitariste des Skydiggers et contribua vocalement au projet du guitariste des Cowboy Junkies, Michael Timmins, un concept-album sur l’assassinat de J.F Kennedy.

Tom Wilson donna son accord pour chanter le titre Parkland au sein du projet intitulé Kennedy Suite, appuyé par la rythmique des Cowboy Junkies. (On retrouve Parkland sur A Quiet Evil). Il fut si impressionné par les Studios des Junkies situés à Toronto et par l’approche musicale et l’ouverture d’esprit de Michael Timmins, qu’il remit en reconsidération les titres qu’il avait écrits avec Josh Finlayson. Ils commencèrent la réorchestration et l’enregistrement des chansons avec de nouveaux musiciens, dans ce que Tom Wilson appellera un impromptu d’un collectif d’artistes. Prirent part à l’aventure, Ray Farrugia, le batteur original de Junkhouse, Brent Titcomb (harmonica et percussions), un musicien réputé de la scène folk canadienne, Josh Finlayson à la basse ainsi que des membres des Cowboy Junkies, des Sadies et des Skydiggers.

Le résultat est un mélange enivrant de sons folk doucereux, de rock à la Johnny Cash (Queen Bee et son beat Choo Choo), de moments café et cigarettes de 2 heures, de rhum à la tombée de la nuit où l’on entend la voix tout en émotion de Margo Timmins et les harmonies de fausset d’Andy Maize.

A Quiet Evil contient des titres en dehors du recueil de Tom Wilson. Michael Timmins offre son Angels In The Wilderness et permet à Tom Wilson de placer une de ses meilleures performances vocales. Tom Wilson choisit une approche plus textuelle pour la reprise du titre de David Wiffen's, Lucifer's Blues, et finit l’album sur une version elliptique du Velvet Underground, I Can't Stand It, ponctuée d’un solo de guitare fou furieux.

Lee Harvey Osmond est une réaction contre les mauvais chemins empruntés par le Folk ces dernières décennies. Lumière précieuse aux yeux de Tom Wilson, le Folk est à son meilleur niveau quand il est dos au mur, entraînant et sombre. C’est l’une des forces que possède A Quiet Evil et qu’ont su trouver Tom Wilson et ses acolytes.

Folk music is music of the people, the voice of the people » (Tom Wilson).

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LEE HARVEY OSMOND - A QUIET EVIL

11,99 €